A5 Télécom
Quel standard téléphonique choisir pour simplifier vos appels au lieu de les compliquer ?
Quel standard téléphonique choisir ? Comparez PABX, IPBX, centrex et téléphonie Teams : postes, sites, mobilité, accueil et coûts complets.
À retenir
Le choix d’un standard dépend d’abord de l’endroit où tourne le serveur d’appels : vos locaux, l’opérateur ou Microsoft.
Le PABX sur lignes cuivre n’a plus d’avenir : le cuivre ferme par lots jusqu’en 2030.
Le lien internet porte les appels en cours : un appel G.711 occupe 87,2 kbit/s dans chaque sens.
Coupure internet, coupure de courant, panne du serveur : chaque solution tombe autrement, et la parade se prévoit avant.
Le choix en bref : vos équipes vivent dans Teams, le standard peut y vivre aussi ; sinon, un IPBX garde le serveur chez vous, un centrex le laisse chez l’opérateur.
Quel standard téléphonique choisir quand les lignes cuivre ferment ? La réponse dépend de l’endroit où tourne le serveur d’appels : dans vos locaux avec un PABX ou un IPBX, chez l’opérateur avec un centrex, chez Microsoft avec Teams. Ce guide compare les quatre architectures, ce que chacune demande à votre réseau et ce qui se passe en cas de coupure. Les chiffres viennent de l’Arcep, de l’ANSSI, de Microsoft, des éditeurs et des constructeurs, avec leur source.
La page standard téléphonique professionnel présente ensuite l’offre d’installation A5 Numérique.
Quel standard pour votre site ?
- 1
Vos appels sortent-ils encore par des lignes analogiques ou Numéris ?
OuiCes lignes disparaissent avec le cuivre. Vérifiez l’échéance de votre commune, puis passez à la suite. → question 2
NonVotre sortie passe déjà en IP. → question 2
- 2
Vos équipes travaillent-elles déjà dans Microsoft Teams ?
OuiLe standard peut vivre dans le même outil. → question 3
NonLe choix se joue entre un serveur chez vous et un serveur chez l’opérateur. → question 4
- 3
Les appels doivent-ils continuer sur place si internet tombe ?
OuiTeams en Direct Routing avec SBA Un relais installé sur le site garde les appels pendant la coupure. Chez A5, le SBC est hébergé : rien n’est installé chez le client, donc pas de relais sur place.
NonTeams avec Calling Plan ou Operator Connect Rien à installer dans les locaux : Microsoft ou un opérateur certifié fournit les numéros. Chez A5 aussi, rien à installer pour ce raccordement : en Direct Routing, le SBC est hébergé par A5.
- 4
Voulez-vous garder le serveur d’appels dans vos locaux ?
OuiIPBX sur site Vous gardez la main ; avec 3CX, la licence se compte au canal. Vous portez le pare-feu, la maintenance et le serveur de secours.
NonCentrex Plus de serveur chez vous, et un prix par ligne qui suit l’effectif. Tout passe par internet : prévoyez un lien de secours.
Quels critères départagent les solutions ?
Trois questions fermées suffisent à orienter le choix d’un standard : vos lignes actuelles, votre usage de Teams et la place du serveur d’appels. L’arbre de décision les enchaîne. Chaque branche donne sa raison technique, détaillée dans la section consacrée à chaque solution.
Les autres critères se vérifient ensuite dans l’offre retenue : le nombre de sites, l’accueil à organiser (menus vocaux, files, horaires), le logiciel métier ou le CRM à relier, les conditions de sortie (engagement, restitution du matériel, portabilité). Leur présence, leurs limites et leur prix se confirment au devis de chaque offre.
PABX, IPBX, centrex et Teams : quelles différences ?
PABX, IPBX, centrex et Teams diffèrent d’abord par l’endroit où tourne le serveur d’appels, la machine qui reçoit les appels et les oriente. Cet endroit décide de ce qui passe par internet et de ce que l’entreprise maintient.
Le PABX est l’autocommutateur historique : il sort vers le réseau public par des lignes analogiques ou des accès Numéris (Orange Business). L’IPBX fait le même travail en voix sur IP, sur un serveur installé dans vos locaux. Le centrex, ou standard virtuel, héberge ce serveur chez l’opérateur. Teams Phone ajoute à Microsoft Teams les fonctions d’un standard hébergé : standard automatique, files d’attente, transfert, messagerie vocale (Microsoft).
Un trunk SIP est la ligne virtuelle qui relie le standard à l’opérateur, par internet ou par un lien dédié. L’IPBX en a besoin pour appeler l’extérieur.
| Solution | Où tourne le serveur d’appels | Ce qui passe par internet | Ce que vous maintenez |
|---|---|---|---|
| PABX | dans vos locaux | rien : la voix sort par le cuivre | l’autocommutateur et ses lignes, qui ferment |
| IPBX sur site | dans vos locaux | la sortie vers l’opérateur et les postes distants | le serveur et le pare-feu |
| Centrex | chez l’opérateur | chaque appel, jusqu’à la plateforme | le réseau local et le lien internet |
| Téléphonie Teams | dans le cloud Microsoft | chaque appel, jusqu’à Microsoft | les licences et le réseau ; chez A5, le SBC est hébergé et maintenu par A5 |
Que devient un PABX avec la fin du cuivre ?
Un PABX relié au réseau par des lignes analogiques ou Numéris perd sa sortie quand le cuivre ferme. Après la fermeture, le réseau téléphonique commuté (RTC), analogique et numérique, ne sera plus disponible pour la téléphonie fixe (Arcep, guide numérique des entreprises 2026). L’Arcep cite la voix sur IP et les solutions de collaboration comme alternatives.
Ces lignes ne se vendent déjà plus. Orange a cessé de produire les lignes analogiques le 15/11/2018 et les accès de base T0 le 15/11/2019, en métropole (Arcep). L’accès primaire T2 n’est plus commercialisé en métropole depuis le 15/11/2019 (Orange Business). Un accès T0 porte 2 communications simultanées, un accès T2 de 15 à 30 canaux (Orange Business).
Le passage en IP touche aussi ce qui est branché autour du PABX. L’Arcep cite les fax, les alarmes, les ascenseurs, les terminaux de paiement et les lignes d’urgence (Arcep). L’ANSSI recommande de recenser ces équipements et de les garder en service par des lignes ou des cartes analogiques dédiées. Ce qu’il faut faire de chacun est détaillé dans notre article sur la fin du RTC et des lignes analogiques. Le fax peut aussi passer en IP avec le protocole T.38 (ANSSI, note technique de 2013).
La ligne cuivre alimentait certains téléphones et alarmes. La fibre ne le fait pas : le local doit avoir l’électricité (Arcep). À la fermeture technique, la prise en T n’est plus alimentée (Arcep).
Quand le cuivre ferme-t-il dans votre commune ?
Le cuivre ferme en deux temps. La fermeture commerciale arrête la vente de nouveaux abonnements : elle est passée le 31/01/2026 pour la majorité du territoire et touchera le reste le 31/01/2027. La fermeture technique coupe les services : commencée le 31/01/2025 dans certaines zones, elle doit s’achever fin 2030 (Arcep).
La coupure technique avance par lots de communes, dont le périmètre est annoncé au moins 3 ans à l’avance. Le tableau reprend le calendrier par lot publié par l’Arcep. Une entreprise vérifie l’échéance de sa commune sur le site du ministère de l’Économie ou sur la carte interactive d’Orange.
Les services sur cuivre fonctionnent jusqu’à la fermeture technique, puis sont coupés si la migration n’est pas faite. La migration peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et une entreprise multisite a intérêt à migrer tous ses sites ensemble (Arcep). La fibre couvre près de 93 % des locaux au 30/06/2025, selon la même fiche.
| Lot | Communes | Locaux | Coupure technique |
|---|---|---|---|
| 1 | 162 | 209 000 | 31/01/2025 (trois communes reportées à juin 2025) |
| 2 | 829 | environ 1 million | 27/01/2026 |
| 3 | 2 138 | environ 2,5 millions | 31/01/2027 |
| 4 | 6 894 | environ 8,3 millions | janvier, mai et octobre 2028 |
| 5 | 10 470 | environ 11,7 millions | janvier, mai et octobre 2029 |
| 6 et 7 | à définir | à définir | à définir |
Que demande un IPBX installé dans vos locaux ?
Un IPBX sur site garde le serveur d’appels dans vos locaux : seule la sortie vers l’opérateur passe par internet ou par un lien dédié. En échange, l’entreprise porte le réglage du pare-feu, la maintenance et l’évolution du serveur.
Le pare-feu doit laisser entrer les flux de l’opérateur. Pour 3CX, l’éditeur liste le SIP en UDP 5060 et en TCP 5060 à 5061, la voix RTP en UDP 9000 à 10999 et l’accès HTTPS en 443 ou 5001 (3CX). 3CX demande aussi un NAT qui conserve le port source, car certains opérateurs répondent sur le port lu dans l’en-tête UDP.
Le SIP ALG du routeur doit être coupé. Cette fonction réécrit les messages SIP, et ces changements n’apparaissent pas dans les traces du standard (3CX) : la panne devient difficile à trouver.
Une panne du serveur arrête le standard. 3CX propose une bascule entre deux serveurs : le passif contrôle l’actif toutes les 30 secondes par défaut et prend la main en cas de panne. La bascule exige l’édition AI et n’existe pas dans l’offre hébergée par 3CX (3CX). Pour la bordure du réseau, l’ANSSI recommande un SBC, l’équipement qui protège les échanges avec l’opérateur, dans une zone dédiée (ANSSI, 2013).
Comment Teams se raccorde-t-il au réseau téléphonique ?
Pour appeler un numéro extérieur, Teams demande deux briques : une licence Teams Phone et un raccordement au réseau téléphonique public, fourni par un opérateur (Microsoft). Microsoft propose quatre modes de raccordement, qui peuvent coexister :
- ·Calling Plan : Microsoft est l’opérateur et fournit numéros et support. Le Calling Plan existe en France, avec des numéros à Paris et dans 18 autres villes (Microsoft) ; la page date de fin 2024, les offres ont pu changer.
- ·Operator Connect : un opérateur certifié par Microsoft fournit les numéros, et l’administrateur l’active dans le centre d’administration Teams. Les opérateurs proposés en France restent à vérifier.
- ·Direct Routing : n’importe quel opérateur, par un SBC certifié que l’entreprise ou son intégrateur achète, installe et gère. Le SBC demande une adresse IP publique, un nom dans un domaine vérifié et un certificat public (Microsoft). Chez A5, le SBC est hébergé et géré par A5.
- ·Teams Phone Mobile : le numéro de la carte SIM devient aussi le numéro Teams, sans standard automatique ni file d’attente. Sa disponibilité en France n’est pas vérifiée.
Côté licences, Teams Phone avec un raccordement tiers s’ajoute à Microsoft 365 Business Basic, Standard ou Premium. Les téléphones partagés d’accueil ou de couloir prennent une licence Teams Shared Space (Microsoft). La gestion avancée des files d’attente, avec statistiques en temps réel et écoute discrète, demande Teams Premium (Microsoft).
Côté postes, Teams accepte les téléphones certifiés Teams, et des téléphones SIP compatibles par SIP Gateway, de marques comme Yealink, Poly ou AudioCodes (Microsoft).
Quel débit internet faut-il par appel ?
Un appel en G.711 occupe 87,2 kbit/s dans chaque sens sur Ethernet, pour une voix codée à 64 kbit/s (Cisco). Le codec est la méthode qui numérise et compresse la voix. L’écart vient des en-têtes IP, UDP et RTP : 40 octets par paquet.
Le débit du lien se compte par appel en cours et dans les deux sens, quel que soit le mode de facturation du standard. Dix appels G.711 en même temps occupent environ 872 kbit/s à l’envoi et autant à la réception, d’après les chiffres de Cisco.
Un codec plus compressé allège le lien : G.729 occupe 31,2 kbit/s par sens. Avec G.729, les en-têtes pèsent plus lourd que la voix elle-même. La voix HD en G.722 occupe autant que G.711.
Teams compte par poste : Microsoft recommande 58 kbit/s pour l’audio dans chaque sens, avec un minimum de 10 kbit/s (Microsoft). Quand le débit manque, Teams sacrifie la vidéo avant l’audio.
| Codec | Voix codée | Débit par sens (Ethernet) | 10 appels (calcul) |
|---|---|---|---|
| G.711 | 64 kbit/s | 87,2 kbit/s | environ 872 kbit/s |
| G.722 (voix HD) | 64 kbit/s | 87,2 kbit/s | environ 872 kbit/s |
| G.729 | 8 kbit/s | 31,2 kbit/s | environ 312 kbit/s |
| Teams, audio | variable | 58 kbit/s recommandés | environ 580 kbit/s |
| Réglage | Repère | Pourquoi |
|---|---|---|
| Priorité (QoS) | DSCP 46 pour la voix, 40 pour la signalisation | la voix passe avant les données |
| VLAN voix | réseau logique séparé | l’ANSSI le demande au minimum |
| PoE | 802.3af suffit, poste à environ 3 W | une prise réseau alimente le poste |
| SIP ALG | coupé | il réécrit les messages SIP sans trace |
| VPN | hors du chemin de la voix | Microsoft le déconseille pour Teams |
| Wi-Fi | 5 GHz et WMM | recommandé par Microsoft |
| Cibles Microsoft | aller-retour < 100 ms, gigue < 30 ms, pertes < 1 % | du poste au réseau Microsoft |
Quels réglages du réseau local la voix exige-t-elle ?
Le réseau local doit faire passer la voix en priorité, la séparer des données et alimenter les postes. Microsoft fixe des cibles du poste jusqu’à son réseau : aller-retour sous 100 ms, gigue sous 30 ms, pertes sous 1 % sur 15 secondes (Microsoft). La gigue est la variation du délai d’un paquet à l’autre.
Ces cibles ne se comparent pas à la recommandation G.114 de l’UIT-T, qui mesure le délai de bouche à oreille. G.114 fixe 400 ms comme plafond de planification et précise que les échanges très interactifs, dont beaucoup d’appels, souffrent de délais bien plus faibles (UIT-T).
La priorité passe par un marquage : la voix porte la valeur DSCP 46, servie en file prioritaire (IETF, RFC 4594). Ce marquage ne vaut que si tous les équipements l’appliquent, et seulement sur le réseau géré par l’entreprise (Microsoft). Microsoft écrit qu’une petite entreprise avec peu d’utilisateurs peut s’en passer, sauf si elle constate des délais.
Le VLAN voix sépare la téléphonie des données, et l’ANSSI le demande au minimum (ANSSI, 2013). Un téléphone IP courant découvre seul son VLAN voix, par LLDP, CDP ou DHCP (Yealink).
Le PoE alimente le poste par le câble réseau. Un poste de bureau courant consomme 1,8 à 3,1 W (Yealink), loin des 15,4 W qu’un port 802.3af délivre (Cisco). Le budget électrique du switch se calcule sur cette base.
Deux réglages du routeur comptent aussi : couper le SIP ALG, et garder la voix hors du VPN, ce que Microsoft recommande pour Teams (Microsoft). En Wi-Fi, Microsoft conseille la bande 5 GHz et la fonction WMM.
Que se passe-t-il en cas de coupure internet, de courant ou de panne ?
Chaque architecture tombe différemment, et la parade se prévoit avant l’incident. Trois incidents comptent : la coupure internet, la coupure de courant et la panne du serveur d’appels.
Coupure internet. Le PABX sur cuivre n’en dépend pas, mais ce cuivre ferme. Un centrex et Teams en Calling Plan ou en Operator Connect sont hébergés : sans internet, les postes du site ne joignent plus le service. Un IPBX sur site perd sa sortie si son trunk SIP passe par internet. Ces trois constats sont des déductions de l’architecture ; ce que fait le service pendant la coupure dépend du fournisseur.
Teams en Direct Routing dispose d’une parade documentée : le SBA, un relais installé sur le site avec le SBC. Pendant une coupure internet, l’appel en cours continue sans action de l’utilisateur. Restent possibles les appels entrants et sortants par le SBC local, la mise en attente, le transfert et les appels entre collègues du site (Microsoft). Ce relais suppose un SBC sur le site ; chez A5, le SBC est hébergé. Le SBA a ses limites : clients Teams Windows, macOS et téléphones Teams seulement, pas de localisation des appels d’urgence, et un client qui a vu le SBA dans les 24 heures.
Coupure de courant. La fibre n’alimente pas les téléphones comme le faisait le cuivre (Arcep). Un poste PoE s’arrête avec le switch qui l’alimente. L’ANSSI recommande plusieurs sources d’énergie pour la téléphonie, et des commutateurs, routeurs et pare-feux doublés (ANSSI, 2013).
Panne du serveur. Sur site, la parade est un second serveur : 3CX propose une bascule actif-passif (3CX), et l’ANSSI recommande de répartir les serveurs d’appels sur plusieurs sites. Hébergé, le serveur relève du fournisseur. Microsoft annonce 99,999 % de disponibilité pour le Calling Plan (Microsoft) et recommande, en Direct Routing, une connectivité SIP redondante testée avant la mise en service (Microsoft).

Faut-il compter les postes ou les appels simultanés ?
Les deux se pratiquent : un standard se facture et se dimensionne au poste, ou au canal, c’est-à-dire par appel simultané.
Au poste, pour le centrex et Teams, le prix suit l’effectif. Il n’y a pas de calcul de canaux à faire avant de signer : pour une PME, la facture se prévoit à partir de l’effectif. Chez A5 Numérique, le centrex se facture par ligne et par mois, et Teams par poste et par mois.
Au canal, pour un IPBX comme 3CX, un trunk SIP ou les anciens accès Numéris, il faut estimer combien d’appels ont lieu en même temps. 3CX vend ses licences par nombre d’appels simultanés, et le nombre de postes autorisés dépend de ce palier (3CX). Un accueil très sollicité demande plus de canaux qu’une équipe qui appelle peu. Chez A5, 3CX se vend au canal, et un même nombre de canaux sert plusieurs postes selon le profil d’appels.
Les anciens accès donnent un repère au canal : un accès Numéris T0 portait 2 communications, un accès T2 de 15 à 30 canaux (Orange Business). En Direct Routing, le SBC doit offrir au moins 2 ports média par appel simultané (Microsoft).
Le lien internet, lui, porte les appels en cours quel que soit le mode de facturation : 87,2 kbit/s par sens pour un appel G.711, détaillés dans la section sur le débit.
Comment protéger un standard de la fraude et des écoutes ?
Un standard sur IP s’attaque comme un serveur : fraude aux appels, écoute, prise de contrôle d’un poste. Les mesures ci-dessous viennent de la note technique de l’ANSSI sur la téléphonie sur IP, publiée en 2013 (ANSSI).
La fraude se repère sur la facture : appels surtaxés, appels à l’étranger, appels hors horaires, appels longs. L’ANSSI conseille de restreindre l’international par horaires, avec un code personnel la nuit, et par pays de destination. Elle cite aussi la saturation d’un standard par des appels automatiques, le TDoS.
Contre l’écoute, la voix se chiffre en SRTP et la signalisation en SIP sur TLS, et l’utilisateur doit voir si l’appel est chiffré. Microsoft indique que le trafic Teams est toujours chiffré (Microsoft), et le Direct Routing chiffre la signalisation et la voix (Microsoft).
Les postes se protègent par un code personnel, un code aléatoire à l’installation, des firmwares signés et l’arrêt des services inutiles. L’administration passe par des comptes nominatifs, sans les comptes d’usine, et par des protocoles chiffrés. Un poste IP actuel gère SRTP, TLS 1.3 et le contrôle d’accès 802.1X (Yealink).
| Menace | Parade |
|---|---|
| Fraude aux appels | suivi de la facture, international limité par horaires et par pays |
| Écoute | SRTP pour la voix, SIP sur TLS pour la signalisation |
| Prise de contrôle d’un poste | code personnel, firmware signé, services inutiles coupés |
| Accès au réseau | ports de switch inutilisés coupés, contrôle d’accès 802.1X |
| Échanges avec l’extérieur | SBC en bordure, dans une zone dédiée |
| Télémaintenance | ouverte à la demande, comptes temporaires, tout journalisé |

Quelles erreurs éviter au moment de choisir ?
- Oublier ce qui est branché sur le cuivre. Les fax, les alarmes, les ascenseurs et les terminaux de paiement passent aussi en IP, ou gardent une passerelle analogique.
- Laisser les réglages du routeur par défaut. Un SIP ALG actif réécrit les messages SIP sans laisser de trace dans le standard, et une voix qui passe par le VPN sort du chemin que Microsoft recommande.
- Traiter la continuité après l’installation. Le lien de secours et l’électricité des postes se choisissent avec la solution, comme le serveur ou le relais de secours.
- Comparer seulement les abonnements. Deux offres ne se comparent que sur les mêmes postes de coût, pour le même parc. Un prix au poste et un prix au canal se rapprochent sur le même effectif et le même profil d’appels. Notre comparatif des fournisseurs de téléphonie d’Île-de-France met côte à côte les prix par poste, le matériel compris et l’engagement de chaque fournisseur.
Les postes de coût à faire apparaître pour chaque solution :
- ·abonnement ou licence ;
- ·communications ;
- ·numéros et portabilité ;
- ·postes et casques, avec leur alimentation ;
- ·connexion internet et lien de secours ;
- ·installation et paramétrage ;
- ·formation ;
- ·support et maintenance, avec les conditions d’évolution ;
- ·engagement, conditions de résiliation et restitution éventuelle du matériel.
Comment garder ses numéros en changeant de standard ?
Par la portabilité : le nouvel opérateur reprend vos numéros grâce au RIO, un code de 12 caractères attaché à chaque numéro. Depuis le 01/12/2023, toute entreprise peut obtenir gratuitement le RIO de n’importe quel numéro (Arcep).
Le portage d’un numéro fixe d’entreprise prend au plus 7 jours ouvrables aujourd’hui, et 3 jours ouvrables au plus tard le 01/07/2027 (Arcep). Le délai de 1 jour ouvrable vaut pour le grand public et le mobile, pas pour le fixe d’entreprise. Après une résiliation, l’entreprise garde 40 jours pour porter son numéro ailleurs.
Pour les numéros d’entreprise, la réforme de l’Arcep ajoute le choix de la date de portage, l’annulation d’une demande et le retour en arrière après le portage. Le RIO devient obligatoire pour toutes les demandes de portage fixe au 01/07/2027. Côté Teams, Microsoft peut exiger une vérification d’identité avant d’attribuer ou de porter des numéros, traitée le plus souvent en 3 jours ouvrés (Microsoft).
Chez A5 Numérique, l’installation inclut la portabilité, qu’A5 ne facture jamais à part. Vous transmettez le RIO et la dernière facture de votre opérateur, puis A5 organise la date de bascule. La fiche pratique de l’Arcep sur la portabilité explique comment récupérer le RIO.


Passer du guide au projet
Les prix du centrex, de 3CX et de Teams sont sur les pages d’offre. La page standard téléphonique professionnel réunit le centrex et les informations pour préparer le chiffrage. Les pages intégration 3CX et téléphonie Teams détaillent ces deux voies, prix compris.
A5 Numérique intervient surtout en Île-de-France. A5 peut étudier un projet ailleurs en France.
On vous rappelle.
Dites-nous ce qu'il y a à faire. Un technicien rappelle, se déplace si besoin, et chiffre après la visite.
Questions fréquentes
Le centrex convient-il uniquement aux petites installations ?
Non. La taille du parc ne suffit pas à choisir : les usages et l’équipement attendu guident le choix. Le centrex se facture par ligne, et son prix suit l’effectif.
Teams convient-il seulement aux grandes entreprises ?
Non. A5 ne fixe aucun minimum recommandé pour Teams. Teams Phone s’ajoute aussi aux offres Microsoft 365 Business. Il faut une licence Teams Phone et un raccordement, qu’A5 étudie selon les usages.
Les téléphones fixes vont-ils disparaître avec la fin du cuivre ?
Non. Le cuivre d’Orange ferme, pas le téléphone fixe : les postes passent en IP. Selon le calendrier de l’Arcep, la fermeture commerciale est passée le 31 janvier 2026 pour la majorité du territoire et touchera le reste le 31 janvier 2027. Les coupures techniques s’étalent jusqu’à fin 2030.
Qui écrit cette page
Jérémie Cohen, directeur technique et associé d’A5 Numérique, intégrateur créé en 2009 par trois associés en Île-de-France. Cinq métiers : télécom, informatique, bureautique, sécurité, communication visuelle.
Nous installons chez nos clients, et nous revenons quand ça tombe en panne. C’est de là que vient ce qui est écrit ici.
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Comment fonctionne un centrex hébergé chez l’opérateur ?
Un centrex place le serveur d’appels chez l’opérateur : l’entreprise n’a plus de serveur de téléphonie dans ses locaux. Les postes IP se branchent au réseau local et joignent la plateforme du centrex par internet. Les applis mobiles et les softphones la joignent directement, sans passer par les locaux.
Le centrex demande donc peu au local technique, mais beaucoup au lien internet : débit par appel en cours, priorité de la voix et réglages du routeur. Ces trois points sont chiffrés dans les sections sur le débit et sur le réseau local.
La continuité d’un centrex se déduit de son architecture ; aucune source générale ne la mesure. Le service est hébergé : des postes privés d’internet ne joignent plus la plateforme. Ce que fait alors la plateforme, un renvoi vers un mobile par exemple, dépend du fournisseur et se vérifie dans son offre.
La parade côté site est un second accès. Pour l’après-cuivre, l’Arcep cite la fibre pro avec garantie, la 4G ou la 5G fixe et le satellite, puis la FttE et la FttO pour une qualité de service renforcée (Arcep).